« Tenter tue » de Patrick Agostini

Bonjour tout le monde !

On se retrouve aujourd’hui pour découvrir un roman noir sublimant la bêtise humaine avec l’œuvre de Patrick Agostini : « Tenter tue ou la mécanique infernale du piège à cons » aux éditions Spinelle !

L’auteur

Patrick Agostini : auteur aux influences éclectiques, il travaille ses textes jusqu’à la quintessence de ses idées, malaxant, cherchant des rythmes et des sonorités, polissant ses mots avec lesquels il aime jongler, jusqu’au moindre détail. Il adore se laisser entraîner par ses personnages, qui, souvent, le conduisent pour son plus grand plaisir aux situations les plus folles, les plus inattendues. Humour, truculence, humanité, sont les mots clés de sa proposition.

Créateur de spectacle vivant autour de la poésie et de l’écriture, il a travaillé avec les éditions « Points de suspension » à Paris (littérature jeunesse)… Lauréat du concours de nouvelles de « Normandie livre lecture » en 2020, son style est salué par la critique. Il entretient depuis 5 ans une correspondance avec Mme Amélie NOTHOMB.
Écrivain aux influences éclectiques, les productions de Patrick Agostini abordent des thèmes universels et parfois graves. Cependant, on lui reconnaît un univers décalé, un style exigeant, précis proche de celui de Pierre Combescot. Cependant l’humour, la truculence et l’humain sont ses terrains de jeux privilégiés, où ils laissent s’exprimer une imagination débridée. Il n’est jamais là où on l’attend !
Membre : SCAM, SACEM, Normandie Livres et lecture, Société des Auteurs Normandes, Ecrivains en Suisse Normande.

Le synopsis

« Tenter tue » – un roman noir où la connerie n’est jamais un détail. Quand deux punks minables, Stella et le Sphinx, dérobent au musée de Mons une œuvre maudite – une valise piégée signée d’un obscur artiste des années 30 – ils ignorent qu’ils déclenchent une spirale d’événements meurtriers. Entre drogue, sexe, rock miteux et trahisons, leur duo dégénère, jusqu’à laisser derrière lui un cadavre introuvable et un trésor enterré quelque part dans la forêt de Mormal.
Dix ans plus tard, Gildas, l’idiot utile devenu meurtrier malgré lui, transmet en prison à son compagnon de cellule un ultime secret : les coordonnées fragmentaires du magot perdu… et un nom. Stella.
Ran, un détenu rêveur, sculpteur de bois et champion de pétanque, n’avait jamais rien demandé. Mais à l’aube de sa liberté conditionnelle, il hérite d’une mission insensée : retrouver la femme fatale qu’il ne connaît qu’à travers les fantasmes d’un autre, et remettre la main sur ce que tous croient disparu.
Entre misère sociale, illusions de rédemption et humanité bancale, « Tenter tue » déroule une galerie de personnages aussi attachants que malmenés par la vie, au cœur d’un polar grinçant où l’art, le destin et la bêtise forment un cocktail hautement inflammable.

L’histoire

Comme disait Michel Audiard « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » Et bien là… Il faut dire qu’ils ont osé fort !

Ce polar teinté d’humour nous emmène à la rencontre de quelques marginaux « bons derniers de la classe », si tant est qu’ils aient fréquenté les bancs de l’école, que le destin met sur le chemin d’une œuvre cruelle, « Tenter tue », œuvre d’un artiste presque oublié qui pourrait contenir un fabuleux trésor. Hélas, difficile d’en être certain, puisqu’il est mortel de l’ouvrir !

Évidemment, il en fallait bien un, ou trois en l’occurrence, pour être assez idiots pour céder à la tentation de s’accaparer le fameux coffre au trésor de cette œuvre maudite. C’est ainsi que nous faisons la connaissance du Sphinx et de Stella, duo punk rock plutôt minable, squattant une vieille cabane dans les bois, et de Gildas, leur… larbin / amant occasionnel / homme à tout faire.
Si le braquage réussi, il faut dire que c’est le début des ennuis. La petite sauterie pour fêter ce succès termine en drame : un mort, une arrestation, une volatilisation. Ainsi se perdirent les coordonnées GPS de la cachette de l’objet de convoitise, une partie récupérée par le meurtrier et nouveau détenu de la prison de Caen, l’autre demeurant scellée au corps de la rockeuse !

L’obsession de Gildas pour le fameux trésor devint son compagnon de cellule, en plus d’un autre homme, Ran, à qui il conta maintes fois l’épopée du groupe et les courbes de la rockeuse. Ainsi, l’obsession passa d’un esprit à l’autre, Stella devint la muse inconnue de Ran, sa compagnie d’infortune derrière les barreaux, le fantasme sulfureux qu’il rêve d’étreindre à sa sortie.

Frappé par la tentation et missionné par Gildas, Ran profitera alors de sa conditionnelle pour entamer les recherches, sans savoir que de son côté Stella suit également sa piste, mais surtout en ignorant que les emmerdes, qui ne cessent de le poursuive, n’en sont qu’à leurs prémices !

Mon avis

On dit qu’il y a des gens nés le lendemain de la chance, et d’autres sur qui le mauvais sort s’acharne, imaginez donc un mélange des deux et vous obtiendrez le quart de la poisse de cette brochette de personnages !

Lorsqu’un groupe de ratés voit l’occasion de briller, de faire un gros coup, difficile de résister bien que ça sente le naufrage à plein nez ! Ainsi commence le début des ennuis autour d’une œuvre énigmatique qui laissera dans son sillage bon nombre de problèmes et de dommages, à commencer par la mort de l’un des responsables de son vol, le Sphinx, que l’on pourrait ériger en objet de culte pour sa moitié, Stella.
Si la rockeuse a continué son chemin, oscillant entre musique, plans foireux et tournages pornos, la vie de Gildas s’est mis en pause ce soir fatidique où il tua son partenaire, lassé d’en être le con, c’est dire !
Les choses auraient pu en rester là, perdues à jamais, mais ici, la connerie est aussi contagieuse qu’une MST ! Ainsi Gildas passe le flambeau à Ran, petit braqueur sans envergures, qui se fantasme déjà dans les bras de l’envoûtante sirène punk.

Méli-mélo de personnages, d’histoires, de situations, nous assistons dans la Normandie de Patrick Agostini, sur fond de prison Caennaise ou de chantier nucléaire à Flamanville, aux remous causés par cette œuvre si bien cachée, à quelque 350 kilomètres de là, dans la forêt de Mormal, et aux débâcles créées par ses ravisseurs dans le fol espoir de remettre la main dessus ! Troublant par la même occasion la vie paisible d’un petit quartier désireux d’aider un malheureux prisonnier.


L’avantage de la connerie, c’est qu’on peut en rire ! Bien que nos protagonistes jouissent de malchance, l’auteur s’en amuse au travers de quelques expressions pas piquées des hannetons signées du Sphinx et de son père (du Sphinx, pas de l’auteur). Les situations, bien que parfois dramatiques, possèdent ce petit quelques chose presque burlesque, cette infime touche d’absurdité, qui fait qu’on ne peut que s’amuser de ces combles de malchances et autres mauvais coups du sort.

Lire « Tenter tue », c’est un peu commee essayer de se repérer à l’aveugle en forêt, car il ne faut pas oublier que si les cons osent tout, c’est aussi dans leur imprévisibilité qu’on trouve leur charme ! Aussi fus-je parfois surpris de la tournure des événements, provoqués par certains et souvent subies par d’autres, pensant aller dans une direction pour me retrouver dans une autre. On ne peut pas dire qu’il n’y ait pas quelques surprises ici !

En conclusion

Que dire de plus ? Je ne vais pas vous gâcher le spectacle des rebondissements et découvertes de cette œuvre curieuse (dans le bon sens du terme), à vous d’en faire l’expérience !

C’est toujours un plaisir de découvrir l’œuvre d’un compatriote Normand, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Patrick Agostini et de son style un peu « décalé non-conformiste ». À n’en pas douter, c’est un auteur dont nous reparlerons sur ce blog !


Carte d’identité du livre

Titre : Tenter tue
Auteur : Patrick Agostini
Édition : Spinelle
Parution : Décembre 2025
nombre de pages : 240
ISBN-13 ‏ : ‎978-2386513121
Obtention :  Service Presse Payant *

Disponible en Broché uniquement sur le site de l’éditeur, Amazon**, Fnac**, Place des libraires, et bien d’autres !


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