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roman noir

« La maison qui respire » par Thomas Chancerelle

Bonjour les amis !

Aujourd’hui on se retrouve pour un roman noir paru récemment aux éditions L’Harmattan : « La maison qui respire » de Thomas Chancerelle !

L’auteur.

Thomas Chancerelle est né en 1976. Nourri par les légendes de corsaires de ses ancêtres basques, il s’emploie depuis à vivre plusieurs vies pour raconter les plus belles histoires. Juriste ayant mené une carrière dans l’évènementiel en France et à l’étranger, il enseigne aujourd’hui le droit et le marketing, et se consacre à l’écriture.

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Le synopsis.

Port Caben, petite station balnéaire posée sur la dune, semble sur le point de basculer vers la mer. Le fragile équilibre de cette ville de province rongée par les vagues, autrefois fréquentée par l’aristocratie et le show-business, va bientôt rompre sous le poids de souvenirs inavoués. Entre une vieille famille d’industriels fragilisée par la disparition mystérieuse de la jeune héritière trente ans auparavant, des barons locaux aux mœurs peu avouables, des surfeurs désenchantés, des élus vieillissants accrochés au pouvoir, Antoine, journaliste déchu fuyant la capitale, va mener une enquête interdite. Elle le conduira sur les traces d’une maison mystérieuse et mythique, ancien lieu de tous les excès et de tous les trafics, dont le destin hante la ville depuis que la jeune femme y a été vue pour la dernière fois…

L’histoire.

À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler ! Antoine, journaliste politique parisien, voit sa vie éclater en morceaux lorsqu’il met le nez dans une affaire de nomination de ministre qu’il espérait glorieuse. Désormais persona non grata dans le milieu, il est contraint de quitter la ville et saisit l’opportunité que lui offre Pierre, son ami d’enfance, en le pistonnant pour un poste dans la mairie où celui-ci travaille entre deux sessions de surf.
C’est ainsi qu’il se retrouve à Port Caben, petite ville en déclin située en bord de mer, où il sera chargé de la communication autour des activités de la mairie sous la tutelle de Danielle, bras droit de Maximilien Jeannot. Jeannot, maire de Port Caben depuis trente ans, est un gauchiste anciennement prolétaire et syndicaliste de l’usine de bois de la ville, ce qui lui valut le surnom de « Karl Max », fermement attaché à garder le pouvoir sur sa municipalité, coûte que coûte !

Créchant chez Pierre et prenant difficilement ses repaires dans cette nouvelle vie au cœur de la fonction publique, Antoine va s’intéresser à l’énigmatique histoire de la maison qui respire.
Demeure luxueuse à l’époque (lointaine) où les célébrités élisaient domicile en été dans la ville, elle devint dans les années 80 un lieu de perdition pour la jeunesse de Port Caben (fête, drogue, alcool) avant d’être le théâtre d’un drame de la mondanité locale : la disparition d’Anna, fille aînée et héritière de l’empire Chaumond dont l’entreprise est la principale source d’emploi de la ville.

Le drame date d’une trentaine d’années, pourtant la maison qui respire reste bien présente dans les esprits ! Elle est évoquée lors d’un conseil de la mairie où une réflexion de Danielle glissée à l’oreille de Jeannot attire l’attention d’Antoine, poussant ce dernier à entreprendre sa propre enquête. Mais, est-il bon de dépoussiérer les squelettes dormants dans les placards des habitants de cette ville ?

Mon avis.

« La maison qui respire » est un chassé mêlé d’histoires qui s’imbriquent parfaitement les unes avec les autres. Et croyez-moi il y a de quoi faire ! Entre la famille Chaumond dont la mère est en quête identitaire et sa deuxième fille éternellement meurtrie par la disparition de sa sœur ; Marlène la syndicaliste de l’usine des Chaumond qui a mis le grappin sur Samir, un employé de l’usine qui en pince pour sa meilleure amie Estelle ; Jeannot qui s’accroche à la mairie comme un roi à son trône ; ou encore Pierre qui jongle maladroitement entre sa passion et sa fonction, délaissant au passage son épouse Caroline… Et encore je ne vous ai pas tout dit ici, il faut bien garder un peu de mystère !
Vous l’avez compris, c’est une grande partie de la vie de Port Caben qui nous est racontée avec comme point central cette énigmatique maison qui respire et la disparition d’Anna Chaumond.

Concrètement, j’ai bien aimé le réalisme des descriptions de la vie dans la fonction publique (si ce n’est pas du vécu de l’auteur, c’est qu’il a vraiment bien étudié son sujet !) Chaque chapitre suit un personnage, ce qui offre, en plus d’une situation à multiples points de vue, une interactivité entre les différentes histoires. Il y a de nombreux rebondissements et jusqu’à la fin du livre on ne sait pas comment vont se terminer toutes ces affaires.

Il y a un petit défaut que j’appellerais des erreurs d’empressement : il manque parfois des petits « de, du, la, le » dans les phrases. Fort heureusement ce n’est pas très fréquent et on comprend sans mal les propos.
En dehors de cela, les personnages sont ce qu’ils doivent être : des êtres humains. Certains sont touchants, d’autres méprisables, et certains… on a du mal à juger ! Loin d’être tout blanc ou tout noir, il y a dans chacun d’eux de nombreuses nuances qu’on découvre en avançant dans le récit, ce qui donnerait presque l’idée qu’on nous rapporte ici une histoire vraie et non romancée.

En conclusion.

« La maison qui respire » est un récit bien ficelé qui donne véritablement l’impression d’être projeté dans la municipalité de Port Caben et dans la vie de ses habitants.

En réalité, je ne savais pas trop dans quoi je me lançais ! Plus habitué aux policiers/thrillers, j’avais l’idée d’un récit sombre et tourmenté, un peu meurtrier. Mais en fin de compte avec ce subtil mélange des histoires dans cette cohésion globale, c’est véritablement le sentiment de réalisme d’une histoire de la vie quotidienne qui prône.

En bref, je suis ravi d’avoir pu lire ce livre et découvrir le roman noir ainsi que la plume de Thomas Chancerelle dont j’ai déjà hâte de connaître les prochains écrits !


Carte d’identité du livre

Titre : La maison qui respire
Auteur : Thomas Chancerelle
Edition : L’Harmattan
Parution : mai 2019
Nombre de pages : 358
ISBN : 978-2343173238
Obtention : Service de presse

Disponible en version brochée.

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