« Metro 2033 » de Dmitry Glukhovsky

Bonjour les amis !

Aujourd’hui on part dans un futur post-apocalyptique moscovite avec « Metro 2033 » premier tome de la trilogie de Dmitry Glukhovsky !

L’auteur.

Né en 1979 à Moscou et journaliste de formation, Dmitry Glukhovsky a choisi, depuis le succès international de la série « Métro », de se consacrer à son œuvre littéraire. Toutefois, il continue d’écrire pour le journal Novaïa Gazeta où travaillait la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006. Dmitry Glukhovsky est l’auteur de Métro 2033Métro 2034Métro 2035Sumerki (prix Utopiales 2014), FUTU.RE (prix Libr’àNous 2016), Nouvelles de la mère patrie et Texto. Que ce soit sous couvert de science-fiction ou de thriller technologique, son œuvre dresse un portrait sans concession de la Russie contemporaine.

Biographie page amazon de l’auteur.

Le synopsis.

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers des rencontres inattendues.



L’histoire.

Décimé par la guerre, la Terre est couverte de radioactivité, ce qui contraignit l’humanité à se réfugier et à réorganiser sa vie dans les souterrains du métro moscovite.

En 2033, Artyom est un jeune homme ordinaire vivant en tente dans la station VDNKh avec son père adoptif Sacha Soukhoï. Sa routine est partagée entre les tours de garde du tunnel pour lutter contre l’invasion des Noirs (des créatures filiformes issues de la radioactivité ayant la peau noire, d’où leur nom) provenant de la surface, les histoires et légendes issues du métro au coin du feu, et la fabrique de thé au champignon — principale source de commerce de la station —.

Les tentatives d’invasion des Noirs dans le métro devenant de plus en plus fréquentes, Hunter le chasseur, un ami de Soukhoï, est envoyé à VDNKh afin d’analyser la situation et d’y apporter une solution.
Doutant de sa survie quant à son incursion dans le tunnel menant au point d’entrée des Noirs, Hunter confie à Artyom une mission capitale pour la survie de tous : traverser le métro jusqu’à Polis, la capitale du métro, afin de transmettre le rapport de situation aux dirigeants.

Profitant d’une mission diplomatique avec une station voisine, Artyom quittera alors VDNKh, station où il réside depuis que Soukhoï l’a sauvé à l’âge de cinq ans de l’invasion de rats ayant décimé la station où il vivait avec sa mère, pour partir à l’aventure dans les tunnels du métro. Mais il se rendra compte que les Noirs ne sont pas la seule menace du métro et que les histoires effrayantes de disparitions et de morts-vivants qu’on se relaye au coin du feu ne sont pas toutes inventées…

Arpentant de nombreuses stations Artyom découvrira la complexité de la vie dans de telles conditions et fera de nombreuses rencontres l’aidant dans sa quête pour la survie du métro, mais aussi dans son parcours personnel.

Mon avis.

On va commencer par le point le plus important : c’est long, vraiment long ! En même temps le livre fait 850 pages. Mais par moment j’avais l’impression de lire un traité de géopolitique… Ce qui n’est pas tellement étonnant puisqu’on dépeint ici la manière dont l’homme s’est accoutumé à la survie dans le métro. La partie post-apocalyptique est plus un prétexte à la dystopie qu’inversement.
Si découpe il faut faire, je dirais que les deux premiers tiers sont dystopiques et le dernier tiers est plus SF-action. Voilà, il ne faut pas s’attendre à tomber directement dans le vif de l’action avec ce livre !

Le gros du livre se base donc sur la mission d’Artyom consistant à parcourir le métro afin de délivrer l’important message de Hunter à un certain Melnik. Et si au « départ » de sa mission (on est déjà à une bonne centaine de pages au moment où Artyom quitte VDNKh) le trajet s’annonçait relativement simple, ce dernier découvrira bien vite qu’absolument rien ne l’est dans le métro ! Entre les dangers du métro tels des gaz hallucinogènes ou les paranoïas que l’on peut y ressentir, les disparitions de convois sans qu’il n’y ait la moindre trace, et les conflits humains entre les stations et groupements politiques (révolutionnaires, néonazis, communistes, etc), c’est une lutte autant interne qu’externe qui se déroule à chaque instant.

De par ses pérégrinations dans le métro, mais aussi ses rares excursions en extérieur, Artyom rencontrera de nombreux alliés et ennemis le conduisant dans des situations imprévues qui vont l’orienter dans sa quête ou lui permettre de voir le monde différemment et développer sa propre pensée. Ainsi, des néonazis aux révolutionnaires inspirés de Che Guevara, des témoins de Jéhovah aux disciples du Grand Ver, on navigue entre mythe et réalité, certains se confondants parfois et trouvant alors une résonance différente de ce qu’elle fut avant le métro.

La partie « action » se développe plus intensément après la rencontre avec Melnik, lorsqu’une hypothétique solution à l’invasion des Noirs apparaît et qu’Artyom expérimente la sortie à l’extérieur et se retrouve véritablement confronté au désastre engendré par l’Homme.

Fort heureusement il y a une carte dans le livre (deux en réalité, une sur chaque couverture intérieure, mais la seconde est moins utile avant la fin du livre) parce qu’on aurait vite fait de s’y perdre tant Artyom déambule d’une station à l’autre ! Par ailleurs j’ai trouvé un peu dommage la ressemblance des stations, on aurait pu penser que la vie se serait organisée différemment d’un endroit à l’autre, mais c’est assez homogène et on perd en intérêt pour les descriptions des quais.



En conclusion.

Malgré la lenteur que j’ai pu évoquer précédemment, j’ai bien aimé ce livre. On suit Artyom dans le métro mais aussi dans son cheminement intérieur. Ayant une petite vingtaine d’années il est encore jeune et méconnaissant du fait de la vie en métro, en se retrouvant confronté à des personnages plus anciens ayant connus la vie « normale » on assiste à son éveil, on le voit grandir en quelque sorte.

Malgré tout, la dernière partie du livre m’a exalté avec les excursions dans ce Moscou dévasté et les créatures que la radioactivité a créées. Je ne dirais pas que c’est ce qui sauve les meubles, car le reste n’est absolument pas à jeter, mais l’histoire aurait pu être plus brève sans qu’il y ait pour autant une perte de qualité dans l’intrigue.

Voilà tout ce que je pouvais vous dire sur Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky, une dystopie post-apocalyptique convaincante dont il me tarde de découvrir les suites : « Métro 2034 » et « Métro 2035 ».


Carte d’identité du livre.

Titre : Métro 2033
Auteur : Dmitry Glukhovsky
Edition : le livre de poche
Parution : janvier 2017 (première édition française en 2010 par L’Atalante)
ISBN : 978-2253083009
Obtention : achat spontané

Disponible en version ebook, broché et audio

(En achetant via cette vignette vous permettez au site leschroniquesdejohn.fr de survivre ! Explications sur l’onglet « Comment me soutenir ? »)

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Merci pour votre intérêt pour cette nouvelle chronique ! Je vous dis à très vite pour découvrir « Dans sa bulle » de Philippe Frot !
En attendant je vous souhaite une excellente semaine et d’agréables lectures 🙂
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